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Le cycle des déchets

mercredi 27 juillet 2011 par adminpos


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Les différentes étapes de nos déchets

Par cette action, il est démontré qu’apprendre à bien consommer est la base de tout programme de réduction à la source des déchets.

Ainsi, une consommation dite « intelligente » peut non seulement vous éviter d’avoir des emballages à trier et des déchets à éliminer mais aussi vous faire économiser de l’argent.

Fin 2004, le SITOM des Vallées du Mont Blanc a réalisé une expérience de réduction à la source en comparant 2 paniers de ménagère :

  • Panier 1 : économique et écologique
  • Panier 2 : plus cher et suremballé

Pour réaliser cette étude comparative, les mêmes marques ont été choisies pour chaque type de produit.

Des équivalences ont été trouvées afin d’obtenir les mêmes poids.

La seule différence concerne le conditionnement : emballages individuels, recyclables, réutilisables,...

Bilan
La consommation des produits en vert vous coûtera 27 Euros et produira 19 emballages dont 10 recyclables.

La consommation des produits en orange vous coûtera 40 Euros et génèrera 525 emballages dont 132 recyclables.

 
LA REDUCTION DES DECHETS

Le déchet le plus facile à éliminer et le moins cher, est celui que l’on ne produit pas !


Si l’on additionne les déchets organiques et tout ce qui est recyclable, ce sont presque les 3/4 de notre poubelle qui pourraient être valorisés et vivre une deuxième vie...

De la poubelle de nos grands-parents à la nôtre, il y a eu du changement ! Les emballages (bouteilles, cartons, boîtes de conserve, sacs...) représentent aujourd’hui près de la moitié de son contenu et l’on y trouve 10 fois plus de plastique !

Difficile - voire impossible - de ne produire aucun déchet, mais en modifiant notre comportement, nous pouvons les réduire de façon considérable...

COMMENT ?

Suivez nos trucs et astuces :

  • J’achète des produits qui ne sont pas suremballés et je préfére les éco-recharges.
  • Je limite l’usage du papier aluminium.
  • J’utilise des sacs réutilisables.
  • J’évite d’utiliser des gobelets, barquettes, assiettes, rasoirs… à usage unique.
  • J’utilise les deux faces d’une feuille de papier ou une feuille déjà imprimée comme brouillon.
  • J’achète mes fruits et légumes en vrac, plutôt que sous un film plastique.
  • Je bois l’eau du robinet plutôt que l’eau en bouteille plastique.
  • Dans la mesure du possible, je répare les objets cassés plutôt que de les jeter.
  • Je réalise moi-même mon compost dans mon jardin.

 
LA COLLECTE RESIDUELLE

Tous les Possessionnais bénéficient de la collecte des déchets ménagers résiduels : il s’agit des poubelles traditionnelles, des sacs ou des bacs roulants qui sont ramassés par les éboueurs.

Attention, les poubelles classiques ne devraient plus accueillir que les déchets que l’on ne peut pas recycler...

Pour tous les déchets recyclables, utilisez la collecte sélective !

A La Possession, chacun ou presque a la possibilité de trier le verre, les emballages (papier/carton, les bouteilles en plastiques, métaux), les journaux et revues.

A proximité de chez vous, des conteneurs spéciaux accueillent ces déchets recyclables.

N’OUBLIEZ PAS : TRIEZ !

5 bonnes raisons pour agir en éco-citoyen au quotidien :

  • Je réduis le poids et le volume de ma poubelle
  • Je limite l’augmentation des coûts. Les usines d’incinération doivent accroître leurs capacités de traitement et se mettre en conformité pour limiter les nuisances sur l’environnement : cela entraîne des coûts supportés par les collectivités locales et donc par le citoyen. Si le tonnage des déchets incinérés est réduit, les coûts d’exploitation seront réduits.
  • Je respecte les lois en faveur de l’environnement. Selon la loi du 13 juillet 1992, il est interdit d’incinérer ou d’enfouir en centre de stockage les déchets recyclables. Ils doivent donc être triés et valorisés.
  • Je contribue à améliorer le cadre de vie de tous les Possessionnais. Jetée en décharge ou dans la nature, une boîte de conserve mettrait 100 ans à disparaître, alors qu’elle peut être facilement recyclée. Aujourd’hui, les conteneurs ou les déchetteries accueillent de nombreux déchets : stop aux décharges sauvages.
  • Je préserve les ressources naturelles. Le verre et l’aluminium par exemple se recyclent à 100 % et à l’infini. Leur recyclage permet d’économiser des ressources naturelles précieuses et de l’énergie.

Savez-vous combien de temps mettent ces déchets à se dégrader ?



 
LES DECHETTERIES

Ferrailles, matériel électroménager usagé, huiles, déchets verts, déchets toxiques, gravats…

La déchetterie du Port accueille ces déchets encombrants, recyclables et dangereux dans des conteneurs spécifiques, en vue de valoriser, traiter ou stocker les matériaux qui les constituent.

Les déchetteries sont accessibles en voiture. Elles sont gratuites pour les particuliers, parfois payantes pour les artisans et commerçants.

Un petit conseil...

... triez vos déchets chez vous, ainsi vous stationnerez moins longtemps sur l’aire de déchargement ! Si vous êtes un peu perdu(e), n’hésitez pas à interroger le gardien : il saura vous guider vers les bons conteneurs !

Ces équipements sont répartis de façon à pouvoir offrir un service de proximité à tous les habitants (ville, campagne, montagne).

Ils permettent d’optimiser les coûts de traitement et de préserver l’environnement et la qualité de vie de chacun.

 
LE TRI

Un centre de tri reçoit les déchets des collectes sélectives

Le tri des déchets (mécanique et manuel) permet de séparer les différents matériaux et de les amener à un niveau de qualité compatible avec les activités de recyclage.

Concrètement, comment sont triés les déchets ?



1) Des aires de réception spécifiques reçoivent chaque type de déchets : journaux-revues, papiers-cartons, emballages. Les opérations de tri se succèdent ensuite sur plusieurs tables.

2) Un pré-tri est effectué par élimination des gros refus et extraction des gros cartons.

3) Sur la table de tri principale sont récupérés les bouteilles en plastique, les papiers, les briques alimentaires et les journaux-revues.

4) Un tapis à aimant permet d’attirer les métaux ferreux et de les récupérer.

5) Un dernier tapis permet de trier l’aluminium. Il permet également d’assurer un contrôle qualité.

6) Les déchets sont ensuite conditionnés en balles et stockés. Les refus de tri (déchets non recyclables, mal triés à la base par l’habitant) sont incinérés.

 
LE RECYCLAGE

Dans la famille Déchets, (presque) rien ne se perd, et (presque) tout se transforme !

Beaucoup d’entre eux peuvent en effet entrer dans la composition de nouveaux produits ou trouver une seconde vie.

LE VERRE

Purifié, broyé et transformé en cristaux (calcin), le verre est moulé pour redevenir une bouteille complètement neuve. Le verre est recyclable à l’infini sans perte de qualité.

2500 bouteilles recyclées = 1200 kg de silice et 80 litres de fioul économisés !

LES BRIQUES ALIMENTAIRES

Les briques alimentaires sont constituées de plusieurs matériaux : le carton, le plastique et l’aluminium. Elles sont traitées dans une usine spécialisée afin de séparer les fibres de cellulose de l’aluminium et du plastique. Les fibres sont ensuite recyclées en papier : papier essuie-tout, papier toilette, nappe en papier...

En France, en 1996, 6000 t de briques ont été recyclées !

L’ALUMINIUM

Trié sur un tapis roulant grâce à un champ magnétique, l’aluminium est ensuite préparé (broyage, compression) pour la fusion dans un four à haute température. Un traitement métallurgique approprié permet de le purifier et de le mettre aux normes d’utilisation. L’aluminium est recyclable à l’infini.

Recycler l’aluminium économise le minerai de bauxite et 95% d’énergie !

LES DÉCHETS VERTS

En se décomposant, les matières organiques (herbe, feuilles mortes, pelures de fruits et de légumes, etc.) créent un amendement d’excellente qualité pour le sol, le compost.

LES TEXTILES, LES JOUETS...

Les jouets peuvent connaître une seconde vie et faire plaisir à des enfants : pensez aux organisations et associations caritatives... Le textile peut être recyclé : les chutes de textile peuvent ainsi être transformées en fibres variées, réutilisées dans la filature, la papeterie, le rembourrage d’équipements (sièges auto...).

LE PAPIER-CARTON

Mis en balle, le papier est ensuite plongé dans l’eau pour être broyé ; il se transforme alors en une pâte grisâtre : « la pulpe ». Puis il est désencré, essoré et séché. Le papier ne peut être recyclé indéfiniment, car les fibres de bois perdent de leur qualité. Selon la qualité de papier à produire, elles ne peuvent être réutilisées que 2 à 5 fois. L’apport de fibres neuves est toujours nécessaire.

Recycler le papier consomme 20 fois moins d’arbres, 100 fois moins d’eau et 3 fois moins d’énergie !

L’ACIER

Il est trié par aimantation puis acheminé vers un convertisseur ou un four électrique où il est fondu et coulé en forme de blocs ou de cylindres en fonction de son utilisation future. L’acier est recyclable à l’infini.

Recycler l’acier économise le minerai de fer et 70% d’énergie !

LES BOUTEILLES EN PLASTIQUES

Les bouteilles en plastiques sont en PET (polyéthylène téréphtalate : boissons) ou PEHD (polyéthylène haute densité : produits d’entretien). Le PVC (chlorure de polyvinyle : canalisations, fenêtres...) est collecté dans les déchetteries.

Bien que très différents, ces matériaux ont un point commun : ce sont des matières artificielles, dérivées du pétrole. Les matières plastiques sont regroupées selon leur nature, puis sont broyées et lavées. Les emballages en PEHD et PET sont réduits en granulés ou en paillettes. Le PVC doit subir un second affinage.

Deux bouteilles en PET permettent par exemple de fabriquer une écharpe polaire !

LES MÉDICAMENTS

Vous pouvez rapporter les médicaments inutilisés et leurs boîtes d’emballage chez le pharmacien. S’ils sont encore valables, ils seront réutilisés dans des pays en voie de développement. S’ils sont périmés, ils seront détruits.

Les médicaments inutilisés se périment vite !

 
LE COMPOSTAGE
Quoi de plus naturel ?

Le compostage collectif

Une plate-forme de compostage, ou composterie, est une installation où les déchets verts (branches, gazon, feuilles mortes...) sont soumis à une fermentation contrôlée. Il en résulte un produit stable, le compost, destiné à l’enrichissement des sols (amendement).

1) Les végétaux sont broyés puis mis en tas : ce sont les andains ( 90 à 100 m de long).

2) La température des andains atteint 80°C. Ils sont arrosés et aérés régulièrement.

3) Les andains sont retournés une fois par semaine pendant 2 mois.

4) La maturation du compost demande 4 à 6 mois.

5) Le compost est tamisé et conditionné pour la vente.

6) Le compost est prêt à l’emploi.

Le compostage individuel, à la maison
Possibilité de demander un bio-composteur pour les habitants :

  • au TCO : 0800 605 605.
  • au service cadre de vie : 0262 32 38 30.

Pour préparer un compost de bonne qualité, suivez nos conseils !

1) Seuls certains déchets sont adaptés : le café, le thé, les coquilles d’œufs, l’herbe coupée, les petites branches, les feuilles mortes, la sciure de bois, les pelures de fruits et de légumes, les copeaux d’élagage... Evitez : les viandes, les poissons, les médicaments, les agrumes.

2) Choisissez votre bac avec un couvercle pour protéger le compost des intempéries et percez des trous pour laisser l’air circuler.

3) Retournez le compost régulièrement et ajoutez occasionnellement un peu de terre.

4) Arrosez régulièrement mais légèrement, suffisamment pour préserver une certaine humidité.

5) Essayez de mettre dans le bac autant de matières humides que de matières sèches.

6) Le processus de compostage peut prendre entre deux et six mois selon les composants utilisés. Le compost est prêt lorsqu’il est de couleur foncée et qu’il s’émiette.

7) Vous pouvez alors l’étaler sur le sol ou le mélanger à la terre.

 
LE TRAITEMENT THERMIQUE

Lorsque les déchets ne sont pas recyclés à travers leur matière, on valorise leur énergie. On utilise alors des unités de traitement thermique avec valorisation énergétique.

Il existe à ce jour plusieurs types de traitement thermique. Le plus répandu est l’incinération.

Mais il existe aussi la thermolyse, la pyrolyse, les lits fluidisés... pour lesquels il existe encore peu d’applications opérationnelles probantes avec les déchets ménagers.

Les usines : de véritables installations technologiques

Les nouvelles contraintes réglementaires font des usines d’incinération de véritables installations technologiques.

Des normes d’exploitation toujours plus strictes. Il ne s’agit plus simplement de brûler les déchets. Les conditions d’exploitation sont très réglementées, et suivent des procédés de contrôle et d’élimination des pollutions. De nouvelles normes européennes prévoient une meilleure surveillance de la combustion et des rejets ainsi que la réduction des émissions dans l’atmosphère (dioxines, métaux lourds, oxydes, poussières...).

La valorisation énergétique, une voie d’avenir Les usines d’incinération peuvent être équipées d’un système de cogénération qui produit simultanément de la chaleur destinée à chauffer des logements ou équipements publics et de l’électricité revendue à EDF. La cogénération est une technologie très performante qui assure un rendement élevé, supérieur à la production des centrales électriques ou des chaudières.

L’investissement économique nécessaire à de telles structures est très élevé et doit être supporté par une structure intercommunale, voire départementale.

TRIONS MIEUX POUR MOINS BRÛLER !

 
LES CENTRES DE STOCKAGE

pour en finir avec les décharges

Selon la loi, toutes les décharges françaises devraient être soit fermées et réhabilitées, soit transformées en « vrais » centres de stockage pour déchets ultimes, sécurisés et surveillés.

La suppression des décharges constitue une étape primordiale pour la sauvegarde de l’environnement.

Les « vrais » centres de stockage ne doivent accueillir que des déchets ultimes. Les déchets ultimes sont ceux qui ne sont pas valorisables ni par recyclage, ni par récupération d’énergie. Il existe trois types de centres de stockage, selon la nature des déchets ultimes accueillis.

CENTRE DE STOCKAGE DE CLASSE 1

pour déchets « spéciaux »
Il s’agit de déchets dangereux qui ont été stabilisés : peintures, solvants, vernis, batteries... Il existe moins d’une quinzaine de centres de stockage de classe 1 en France.

CENTRE DE STOCKAGE DE CLASSE 2

pour déchets « banals »
Il s’agit de déchets ni dangereux ni toxiques : rebuts plastiques, encombrants, plâtre, mâchefers non valorisables... Il existe environ 400 centres de stockage de classe 2 en France, dont 18 en Rhône-Alpes : c’est le mode de traitement des déchets le plus répandu.

Les centres de stockage de classe 1 et 2 sont des installations classées. A ce titre, ils sont soumis à une législation particulièrement stricte et au contrôle des services de l’Etat. Ce sont des lieux sûrs et contrôlés.

Normalement, chaque département doit disposer d’au moins un centre de stockage de classe 2.

CENTRE DE STOCKAGE DE CLASSE 3

pour déchets « inertes »
Il s’agit de déchets stables qui ne peuvent se transformer, ni physiquement, ni chimiquement ou biologiquement : gravats, briques, béton... Ils ne se décomposent pas, ne brûlent pas, ne se détériorent pas et n’entraînent aucune pollution de l’environnement.

Les déchets verts, le plâtre, le bois, les métaux... ne sont pas des déchets inertes, mais banals !

COMMENT FONCTIONNE UN CENTRE DE STOCKAGE DE CLASSE 2 ?

Quelques explications...

L’implantation d’un centre de stockage de classe 2 fait l’objet d’études préalables (géologie, hydrologie, impact, voisinage, accès...).

Une fois le site choisi, il faut constituer un dossier de demande d’autorisation préfectorale expliquant le projet, ses impacts et les mesures prises pour prévenir et réduire les nuisances. Après instruction du dossier par les services de l’Etat, une enquête publique permet aux citoyens de s’exprimer. Ensuite, le Préfet décide de donner ou non son autorisation. Il peut exiger des modifications importantes du projet.

Après avoir obtenu l’autorisation du Préfet, les travaux peuvent commencer.

La vie d’un centre de stockage...

Les déchets qui arrivent sur le site sont contrôlés :

  • les producteurs de déchets doivent avoir passé un contrat avec le centre de stockage pour s’engager sur la nature des déchets,
  • les camions de déchets ne peuvent entrer que s’ils ont été préalablement annoncés,
  • les déchets sont inspectés et pesés,
  • l’arrivée de tout camion de déchets est inscrite sur un registre garantissant la traçabilité de leur origine et de leur localisation sur le site.

Un centre de stockage est exploité par tranches successives, les alvéoles, de 5 000 m² environ :

  • le fond et les talus de chaque alvéole sont tapissés d’une membrane étanche,
  • des réseaux de collecte des eaux et des gaz (drains) sont installés,
  • les alvéoles sont ensuite remplies de déchets par couches, compactées par des engins de chantier.

Un centre de stockage de classe 2 dipose d’une capacité limitée, définie lors de son autorisation. Il faut le remplir le plus lentement possible, afin de le faire durer le plus longtemps possible, car une fois qu’il est plein, il faut le fermer !

Les eaux de pluie qui traversent les couches de déchets et participent à leur dégradation (lixiviats) sont pompées, puis traitées. L’air qui traverse les couches de déchets et participe à leur dégradation (biogaz, composé essentiellement de méthane) est pompé puis traité.

Lorsque l’alvéole est pleine, elle est recouverte d’une couche draînante, puis d’une couche imperméable et enfin de terre, pour revégétaliser le site.

Des analyses sont effectuées régulièrement, sur les eaux superficielles, souterraines et sur les biogaz, tout au long de l’exploitation.

Une Commission locale d’information et de surveillance (CLIS), permet d’associer les riverains et les associations de protection de la nature à la vie du site et à la surveillance des impacts potentiels.

Et après ?

A sa fermeture, le site doit être réhabilité : les dispositifs de captage et de surveillance sont pérennisés et un aménagement paysager est réalisé (golf, parc, parcours sportif...)

Le site est ensuite étroitement surveillé, pendant au moins trente ans.

Ensuite, selon les résultats des analyses, le suivi du site est plus ou moins soutenu.


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