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Sites touristiques, monuments, excursions

mardi 19 juillet 2011 par adminpos


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LES SITES TOURISTIQUES, LES MONUMENTS, LES EXCURSIONS

LES SITES TOURISTIQUES, LES MONUMENTS, LES EXCURSIONS…

Le Cirque de Mafate
reste bien entendu le point touristique majeur de La Possession dont il dépend dans sa presque totalité. Pour s’y rendre, il y a soit la Rivière-des-Galets, dans les bas, soit Dos d’Âne, dans les hauts de la Commune, à environ 900m d’altitude, petit bourg en pleine restructuration et baptisé pour la circonstance « Porte de Mafate ». Le Cirque quant à lui se voit bien en paradis des randonneurs : 90 000 visiteurs annuels (dont plus de 40 % provenant de l’extérieur !), sur plus de 200 km de sentiers ! Véritable île dans l’île, loin des nuisances des voitures, des motos, des camions, bref, loin du bruit, c’est le seul site du département à être ainsi enclavé, n’étant accessible, pour le bonheur d’une grande majorité, qu’à pied ou en hélicoptère.

On y peut donc facilement programmer une semaine à dix jours de marche sans passer deux fois par le même endroit et y découvrir mille paysages différents mais aussi plus d’une dizaine de gîtes d’étape et de montagne, des gîtes ruraux, des chambres d’hôtes (ainsi que des tables d’hôtes), soit une capacité d’accueil dépassant les 550 lits, en dehors d’un très grand nombre d’aires de bivouacs et de refuges…

Par cette situation géographique exceptionnelle, il devint dans la tragique période de l’esclavage, le refuge le plus naturel des Noirs Marrons, avides de liberté et de dignité. Le nom de Mafate vient du chef esclave d’origine malgache qui aurait alors trouvé domicile pour ainsi dire, non loin d’eaux sulfureuses, considérées un temps comme de véritables eaux thermales, et recommandées contre les affections de poitrine et du larynx et contre les rhumatismes.

L’îlet s’appela d’ailleurs « Mafate les Eaux » avant de disparaître sous l’effondrement du rempart du Bronchard, au début du XXè siècle. Mafate reste aujourd’hui le symbole du marronnage et de la lutte contre l’oppression… Contrairement au littoral où les villes portent des noms de Saints : Saint-Paul, Saint-Denis, Saint-Gilles, Saint-Pierre, etc…, l’intérieur de l’île, lui, profondément marqué par le marronnage, porte des noms malgaches, des noms d’esclaves tels Mafate, Dimitile, Anchaing, Cimendef, etc…

Ainsi, à l’abri des montagnes, prospère tout de même, en ce temps lointain, et proche à la fois, un peuple de bannis qui se met à construire un semblant de vie normale, goûtant à des jours plus paisibles, et se nourrissant de brèdes sauvages, de choux palmistes ou encore de pommes de terre et bien sûr de gibier. C’est peu avant la Révolution de 1789 que s’entame le peuplement blanc, à Aurère (« bonne terre » en malgache), l’un des îlets du Cirque. Et en dépit d’une existence au quotidien difficile, plusieurs espèces d’arbres y sont acclimatées : cerisiers, abricotiers, poiriers, amandiers, noyers ainsi que le café, la canne à sucre et le maïs entre autres…

Dos d’Âne

« Porte de Mafate », escapades du Cap Noir et de la Roche Vert bouteille notamment.

Le Chemin des Anglais

chemin pavé de 8 km environ, la plus ancienne route de l’île (1730/1732), rejoint le Camp-Magloire à la Grande chaloupe, et longe le haut de la falaise… Permet de rejoindre également Saint-Bernard, à la Montagne.

La Grande Chaloupe

(via entre autres le Chemin des Anglais), haut lieu de transit des immigrants, autrefois, assorti de lazarets (il en reste quelques vestiges), lieux de quarantaine durant deux jours minimum… — Balades en autorails possibles via l’Association « Ti Train Lontan » Tél. 02 62 44 73 85 / 41 87 15 — De Mars à Avril, l’Association des Habitants de la Grande Chaloupe organise la « Fête Tangue », avec dégustation de la spécialité du coin, le « civet tangue ».

Le Tamarin Sarda-Garriga

route de La Montagne, vers Ravine à Malheur.Sarda Garriga se serait reposé à l’ombre de cet arbre, lors de son voyage de préparation à l’abolition de l’esclavage, et qui l’a mené dans toute l’île (Octobre/Novembre 1848).

Mur d’enceinte de l’ancienne Usine sucrière de Sainte-Thérèse

(qui ferme ses portes définitivement en 1960), avec Tour de Distillation. Ces vestiges ont été sauvegardés, se mariant aujourd’hui à un lotissement moderne (« Parc Sainte-Thérèse »)…

La Cour intérieure de la Médiathèque Héva

bâtiments latéraux successivement occupés par une boulangerie et un dépôt de riz (1917), une maternité (1948-1953) puis les services de la Mairie de 1953 à 1967, date à laquelle la Mairie actuelle fut construite. Ces bâtiments font aussi fonction de collège d’enseignement général de 1965 à 1973 (les services techniques de la Mairie en sont partis en 1997). Certains locaux ont été détruits, d’autres aménagés pour recevoir aujourd’hui une grande partie de la Médiathèque Héva…

Une épopée magique !

La voie ferrée départementale qui à l’époque longe la mer sur presque tout son parcours est longue d’environ 126 km (126,2 exactement). Les rails traditionnels reposent sur du tuf (roche poreuse légère formée de cendres volcaniques cimentées), du roc souvent, et du sable à l’occasion. La création du port de Saint-Pierre, milieu 19è siècle, puis de celui de la Pointe-des-Galets, une vingtaine d’année plus tard, vont dynamiser considérablement ce nouveau moyen de transport. Difficultés majeures, les tunnels. Mais comme déjà noté ci-dessus, la main d’œuvre à l’ouvrage n’à jamais manquée de courage, en particulier pour celui qui relie Saint-Denis à La Possession : 10 434 mètres ! Finalement, la ligne est inaugurée en 1882. C’est l’épopée inattendue, sur cette petite terre, du train à vapeur, des autorails et des automotrices... Jusqu’en 1963, date de la fin de l’aventure. Hormis pourtant le service d’autorail entre le Chef-lieu et La Possession, histoire de contrer les désagréments de la nouvelle route en corniche. Mais en 1976 la « quatre-voies » prend vie... tandis que meurt alors définitivement le chemin de fer made in Réunion...

Le P’tit Train Lontan...

Quatrième tunnel mondial en voie métrique. Bien que n’étant plus d’actualité « le p’tit train lontan » cultive encore une sorte de record, puisque le tunnel reliant La Possession à la Grande-Chaloupe (toujours utilisable), reste le 4è tunnel mondial en voie métrique (4 020m de long pour une largeur variant de 3,50 m à 3,70 m. et une hauteur allant de 3,80 m à 4 m.) il comprend alors quatorze galeries. Ces travaux gigantesques, qui datent des années 1878-1881, demeurent ainsi l’hommage permanent rendu à tous ces ouvriers, créoles et piémontais, travaillant bien des fois dans des conditions extrêmes. Rappelons ici pour ces derniers, originaires d’une Italie du Nord invariablement laborieuse, que dès 1879 ils furent une bonne centaine à débarquer à la Réunion, précédés d’une réputation justifiée de mineurs et maçons émérites. On leur doit notamment les principaux ponts en pierre de taille. Mais ce « chantier du siècle », record et défi à la fois, sera aussi le tombeau de beaucoup de tous ces « artisans du devoir », en particulier lors d’explosions de cartouches de dynamite.

bleu marine]Le Monuments aux Morts

place de la Mairie date de 1931.

L’Église Notre-Dame de l’Assomption

sur cette même place de la Mairie,a été reconstruite et achevée en 1964. Auparavant, sur le site, en 1835, une modeste chapelle y avait été élevée, en fait dans une petite « maison d’habitation » aménagée par les habitants eux-mêmes, avant d’être remplacée deux années plus tard, par une église, La Possession étant érigée en paroisse le 13 Décembre 1852…

La Vierge de Ravine à Malheur

placée sur une aire de prière à 100 m. d’altitude et dominant toute la Baie de La Possession (une inscription indique « Année mariale 1954, Notre-Dame de Bonne-Garde, priez pour nous »).

Stèle des Esclaves

en front de mer, hommage rendu à ces hommes échouant un jour sur les rivages de l’île, entre autres en Baie de La Possession…


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